La FMEJ alerte contre l’adoption de lois arbitraires viciées et régressives par rapport à l’esprit et à la vision de la Constitution

ALINTIFADA

La Fédération Marocaine des Éditeurs de Journaux (FMEJ) a appris avec étonnement l’inscription à l’ordre du jour du prochain Conseil de gouvernement de deux projets de loi, l’un relatif à la réorganisation du Conseil National de la Presse (CNP) et le second modifiant et complétant la loi relative au statut des journalistes professionnels. Cette programmation a été effectuée sans aucune consultation préalable de la FMEJ ni même son information sur le contenu des deux projets. C’est la première fois, dans l’histoire de la gestion du secteur, qu’une loi est adoptée de cette manière strictement exclusive

Sans qu’il soit nécessaire de commenter certaines fuites qui évoquent un écart de la voie démocratique, en ce qui concerne la constitution des structures du Conseil à travers l’élection de toutes les catégories, nous déclarons que nous ne sommes concernés par aucun des contenus des deux projets relatifs aux éditeurs de journaux s’ils ne sont pas conformes à l’article 28 de la Constitution ; d’autant plus que c’est la FMEJ qui a remporté l’ensemble des sièges de la catégorie des éditeurs lors du seul scrutin tenu jusqu’à présent pour l’élection du Conseil National de la Presse, et qu’elle est  le premier employeur du secteur avec 350 entreprises membres présentes dans la plupart des régions du Royaume. La Fédération ne comprend pas, dès lors, le sens de cette exclusion, comme si elle ne faisait pas partie du tissu médiatique national ou qu’elle n’appartient pas à cette patrie

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’une telle approche de division et d’autoritarisme a été choisie pour s’en prendre à nos ressources humaines, en les affectant par un accord social manigancé sans que nous soyons consultés, puis par la création d’une commission provisoire chargée de gérer les affaires du secteur, dont les résultats sont aujourd’hui visibles de tous, et, également par la gestion d’un cadre de soutien public à travers une démarche tout aussi unilatérale, pour finalement annoncer le verrouillage du champ professionnel et sur le plan de la « représentativité », en traitant de manière délibérée avec un seul et unique acteur, et ce en  taillant, à sa mesure, les décisions, accords et lois

Dans l’attente de prendre connaissance des contenus des deux projets de loi, la Fédération Marocaine des Éditeurs de Journaux considère que les préludes préjugent les résultats, et que la mise à mort de l’approche participative pourrait rendre ces lois arbitraires, viciées et régressives par rapport à l’esprit et à la vision de la Constitution étant entachées dès le départ par la transgression de la loi

Nous reviendrons sur le sujet

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